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Info étudiant > l'Argentine
Argentine: cimetière de La Recoleta, 70 tombes, des centaines de chats.
- Calle Junin, La Recoleta
Comme au Père Lachaise, au cimetière de La recoleta, l'on peut trouver tout ce que le pays peut compter de grands hommes (et de grandes femmes) : vénérés, adulés, adorés, oubliés, déchus,... Inauguré en 1822, il regroupe 70 tombes : entre autres celle de l'épouse du Général San Martin, l'immanquable tombeau du Général Alvear et bien entendu le caveau de la famille Duarte ou tente de reposer en paix une certaine "Evita".
Il n'est toutefois pas de pèlerins plus assidus que les centaines de chats qui y ont élus domicile : la nuit venue, le dernier groupe de touristes s'étant évaporé, ce petit carré de marbre et de pierre redevient leur terrain de jeu.
Argentine: Ushuaia, rêve et réalité
- Canal Beagle
Le seul nom d'Ushuaia, synonyme de bout du monde, fait rêver. Malheureusement le rêve a en partie fait place au mercantilisme.
Exploitant l'appelation "fin del mundo" déclinée sur les "mugs", les "tee-shirt" ou autres souvenirs d' un goût plus ou moins sûr, les commerçants de la rue San Martin ou ceux du port, entre 2 hôtels, essayent de s'assurer tout au long de l'année un revenu qui leur permette de vivre dans cette endroit éloigné de tout. Comment leur en vouloir?
Ushuaia laisse toutefois transparaître cette indéfinissable impression de bout du monde et de légendes. La proximité d'endroits mythiques comme le Cap Horn ou le Détroit de Magellan, n'y est peut être pas étrangère. Le fantôme de grands marins hante les carcasses de navires échoués.
Le souvenir des expéditions Magellan (1520) ou Beagle (1832-1836) est intensément présent. L'histoire d'hommes à la fois simples et exceptionnels, comme le pasteur Thomas Bridge (1886), qui nous a laissé en héritage la seule trace qui subsiste des indiens Yamanas, en un dictionnaire Anglais-Yamanas, la présence du Phare des Eclaireurs qui témoigne encore de l'esprit bâtisseur et universel des Français, sont autant de points qui contrebalancent la première impression.
Argentine: Puna, immensité de solitude
- Entre Tres Morros et San Antonio de Los Cobres, ruta 40 (3600 m).
Le village a disparu des cartes, érodé, rongé par l'action conjuguée du sel et du sable. Les toits de paille et de boue séchée sont tombés. Les voûtes d'adobes se sont fissurées pour s'effondrer l'une après l'autre.
Le vent a fini d'emporter tout et les hommes ont déserté le village. Il semble qu'ils aient voulu l'oublier. Plus que les éléments, le temps a donc fait son oeuvre, ramenant à la poussière ce que des fous avaient bâti. Les anciens eux-mêmes ont disparu : ils ne raconteront plus l'histoire de ce village au bord de la saline et pourquoi il fut abandonné. Alors, le voyageur passera son chemin sans même se douter qu'en ce lieu de solitude, des hommes ont rêvé vivre...
Argentine: Aconcagua, un long chemin d'humilité
l'approche par la vallée des guanacos
Beaucoup viennent à l'Aconcagua, forts de leurs expériences précédentes, fiers de leur condition physique malgré l'âge avancé de certains et le manque d'entraînement non avoué d'autres. Tous sont convaincus d'aller au bout de l'aventure. Ils y ont pensé depuis des années parfois. Les réunions de famille ou les cocktails mondains durant les mois qui précèdent, sont l'occasion pour eux d'évoquer ce projet, dont la témérité leur vaut souvent l'admiration de ceux qui savent au moins que l'Aconcagua est un tas de cailloux de 7000 mètres, quelque part au milieu de la Cordillère.
Argentine: Lionel Terray et Guido Magnone, conquérants de l'impossible.
El Chalten, ruta 23, 90 kms à l'ouest de la ruta 40
Plusieurs montagnes de légende sont devenues accessibles à un plus grand nombre. Les voies d'accès à certains sommets sont même dorénavant de véritables autoroutes : c'est le cas du Mont Blanc par la voie des Cristalliers, du Kilimandjaro par la voie Naremoru, de l'Aconcagua par le Nord, même si certaines de leurs faces ne peuvent être grimpées que par des alpinistes chevronnés.
Ce n'est pas le cas du Fitz Roy. Seules quelques dizaines de cordées sont parvenues au sommet de cette montagne mythique.
Divinisé par les peuplades indiennes de la région, "el Chalten" de son nom d'origine, était de l'avis des rares explorateurs à l'avoir vu, réputé inaccessible, ne serait ce que pour ses 1600 mètres de paroi verticale.