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Argentine: exposition en photos


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photos Argentine
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Argentine: glacier Perito Moreno, Ruta 11, 77 kms à l'ouest d' El Calafate


La pacification de ces vastes étendues ouvre la voie à leur exploration. Francisco Pascasio Moreno, jeune naturaliste Argentin de 22 ans, découvre ainsi pour la première fois les paysages grandioses de Patagonie, au sud de L'argentine en 1874.
Un an plus tard, il y revient. Sa rencontre avec le Cacique Shaihueque lui permet d'être le premier homme blanc à voir le Grand Lac, le Nahuel Huapi.
Lorsqu'il l'aperçoit au loin, au-delà des eaux bleues lactées du Lac Viedma, il pense qu'il s'agit d'un volcan. Il le baptise instinctivement "Fitz Roy", du nom du commandant du Beagle qui croisa au large des côtes chiliennes en 1834 et qui mentionna son existence dans son journal de bord.
Moreno effectuera de nombreux relevés hydrographiques et topographiques de la Région, définira le tracé de la frontière argentino-chilienne pour le compte du gouvernement argentin. Le seul glacier en expansion de la planète, déclaré patrimoine mondial de l'humanité, porte aujourd'hui son nom.


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Argentine: sur le chemin des Incas...

-35000 ans avant notre ère, des peuplades venues de Sibérie profitèrent de l'avancée des glaces pour traverser le détroit de Bering, entre la Russie et l'Alaska. Suivant la côte Pacifique, elles descendirent jusqu'aux actuels états d'Arizona, du Nevada et du Nouveau-Mexique. Les millénaires passèrent. 1500 ans avant JC, des groupes s'installèrent sur les hauts plateaux mexicains. Ces groupes s'organisèrent en sociétés de plus en plus évoluées. A la fin du premier millénaire, était née la civilisation Maya. Au IXe et Xe siècle, des peuplades venues du Nord envahirent les hauts plateaux. On les appelait les Toltèques. Leur rencontre avec les Mayas donna naissance à la ligue de Mayapán puis à l'Empire Maya.
Au XIVe siècle, de nouveaux envahisseurs prirent possession d'une grande partie des terres Mayas, au Nord de l'Empire. Il s'agissait cette fois des Aztèques qui fondèrent (vers 1325-1345?) leur capitale, Tenochtitlán, à l'emplacement de la future Mexico. La civilisation Maya lui survécut cependant, jusqu' en 1697, date officielle de son extinction totale.Plus au Sud, une autre civilisation était née et s'était développée au fil des siècles. Dès 1800 av. JC, des tribus s'étaient installées dans les Andes sud américaines. Les Nazca, les Moche et les ChimuHuari vivaient le long de la côte, les Tiahuanaco dans la montagne. L'Empire Inca naquit officiellement en 1438 sur les fondements organisationnels de ces sociétés.Les Incas vouaient un culte au dieu créateur (Viracocha) et au soleil (Inti) dont l'Inca était le descendant.

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Argentine: l'aube de la cité d'Ushuaia

Les cartesd'Argentine, encore grossières, mentionnaient l'existence d'une île au dessin plus ou moins triangulaire, que les marins de Magellan avait baptisée en 1520, Terre de Feu, sans savoir que les feux en question émanaient de campements d'indiens qui y étaient établis depuis des millénaires.
D'autres navires suivirent le passage de celui de Magellan au cours des siècles suivants, mais les contacts directs avec l'homme blanc furent des plus rares. Il arrivait que certaines générations n'aient conscience de son existence qu'à travers le récit des anciens.
Comprirent-ils pour autant, la portée du geste qu'accomplit le Comandant Augusto Laserre à la tête du corps expéditionnaire de l'Atlantique Sud de l'Armée Argentine, ce 12 octobre : que ce drapeau planté dans cette baie qu'ils appelaient Ushuaïa, signifiait la naissance d'une nouvelle cité, et la mort à petit feu de leur peuple?



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Argentine: la légende du Cerro Tronador

Les eaux vertes du lac Mascardi apparaissent au détour des virages. La forêt dense de coihués apporte un peu d'ombre et de fraîcheur dans cette cuvette protégée des vents d'Ouest.
Soudain, sa silhouette apparaît. Sa cime agresse presque l'oeil tant est éclatante la blancheur des neiges éternelles et des glaciers qui la recouvrent au regard des prairies vertes qui s'étalent à ses pieds. Il s'agit du sommet le plus élevé de cette région de la Cordillère, culminant à 3478 mètres.
Son nom lui fut donné par les Espagnols qui, quelque peu effrayés, pouvaient entendre le grondement sourd de ses entrailles. Il ne s'agissait en fait que de la chute des séracs que les rayons du soleil détachent du glacier et précipitent dans son cratère. Le Cerro Tronador est en effet un volcan.


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Argentine: les chutes d'Iguazu

1541 : parti de longues semaines plus tôt d'Espagne, à la demande du Roi, pour remplacer Mendoza, Don Alvar Nuñez Cabeza de Vaca avait choisi, après les avoir longées, de débarquer sur les côtes brésiliennes, évitant ainsi l'hostilité des rives du Rio de la Plata.
S'étant fixé pour objectif de rejoindre Asunción, il s'enfonça avec son expédition, plein Ouest, dans la forêt tropicale. Combien de périls ces hommes téméraires ont-ils du affronter? Et qu'ont-ils pu ressentir au moment ou se dressait devant eux cette nouvelle diablerie de la nature? Quels sentiments se sont emparés d'eux en cet instant? La résignation devant un nouvel obstacle, ou bien l'émerveillement devant un tel spectacle. Vraisemblablement un peu des deux...
Aujourd'hui les aménagements faits pour les touristes permettent d'apprécier sans effort ni contrainte cette merveille de la nature. Des milliers, des millions de personnes les ont vu depuis Cabeza de Vaca, et toutes ont été, comme nous, saisies par la force que dégagent ces chutes et la beauté du cadre qui les entoure.


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Argentine: les missions jésuites
- San Ignacio, 61 kms au nord de Posadas sur la ruta 12

Fondée en 1539 par Saint Ignace de Loyola, la Compagnie de Jésus, s'établit dans la Province du Paraguay à la fin du XVIe siècle. Plus vaste que l'actuel état du Paraguay, cette province intégrait aussi la région du Rio Grande brésilien, l'Uruguay et le Nord argentin.
Le sacerdoce des missionnaires jésuites s'exprime autant dans la volonté d'apporter l'enseignement que dans celle d'évangéliser les populations indigènes. Dotés d'un grand courage, ils s'enfoncent ainsi au plus profond de la forêt tropicale (comme le montre si bien le film "Mission") pour batir des villages, appelés "reduccion", qu'ils organisent méthodiquement. Le premier d'entre eux est créé en 1609, en Argentine. De cette façon ils pensent pouvoir libérer les indiens des "encomenderos" (propriétaires terriens) qui les asservissent. Ils croient aussi pouvoir leur permettre d'accéder à une certaine dignité (l'apprentissage de nouveaux métiers comme la sculpture des pierres, la vie en société organisée).
Celui de San Ignacio, en Argentine, achevé en 1724, bombardé en 1817 par l'armée paragueyenne ne fut redécouvert qu'en 1897 au milieu de la végétation luxuriante qui l'avait envahie. Inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, restauré, il permet d'apprécier l'organisation militaire et harmonieuse mise en place par les pères jésuites.



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Argentine: Infinie Pampa
- Route d'accès à l'estancia La Figura, depuis Uribelarrea

Borges disait de la Pampa qu'elle était "l'unique endroit au monde où Dieu pouvait marcher à son aise...". Certes l'auteur de l'imaginaire "biographie de Taedo Isodoro Cruz" (Compagnon du tout aussi imaginaire "Martin Fierro" de José Hernàndez), n'avait jamais vu les plaines de Sibérie malgré ses nombreux voyages. Mais il est vrai qu'en cette immensité Argentine désespérément plate, nul obstacle ne vient se dresser entre l'oeil et l'horizon.À l'exception peut-être des rangées d'eucalyptus qui bordent les longues lignes droites des routes qui parcourent cet "océan d'herbes".
À l'exception des innombrables éoliennes qui puisent l'eau nécessaire aux chevaux criollos ou aux troupeaux d'"holanda-argentina", espèce la plus répandue de vaches importée d'Hollande et de Suisse.A l'exception aussi des poteaux téléphoniques sur lesquels viennent se percher un instant les "caranchos" en quête de proie, ou les "horneros" qui ont pris l'habitude de construire leurs nids fait de boue sur les fils. Non, ce ne sont pas non plus les quelques "pueblos" sans clochers, aux noms trahissant l'origine de leur fondateur, qui pourraient couper les rafales du "Pampero" ou de la"Sudestada" au-dessus de la "llanura". L'air y est vif en hiver, pur en été malgré la chape de chaleur qui écrase hommes et bêtes quand les vents ont fini de souffler. Une lumière claire, limpide, et contrastée inonde ce lieu de mélancolie où seuls des êtres se satisfaisant de peu, peuvent survivre au temps qui s'écoule, lentement, invariablement, identique à chaque heure, chaque jour, chaque saison qui passe : on les appelle les "gauchos".


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